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Le Parc
Animalier des ANGLES a fait le choix de ne présenter
que des animaux ayant vécu un jour ou l'autre sur la
chaîne pyrénéenne :
ceux qui ont disparu à tout jamais, ceux qui risquent
de disparaître, ceux qui reviennent, ceux qui y vivent
depuis les temps immémoriaux. |
| Cette faune
existe depuis des millénaires. Que ce soit dans les Pyrénées
françaises, dans les Pyrénées espagnoles,
ou même dans les Monts Cantabriques, jadis connus sous
le nom de Pyrénées Cantabriques, les représentations
en sont nombreuses, sous forme de peintures ou de gravures. |
| Avant d'aller
à la rencontre de la faune d'aujourd'hui, CAPYR et le
Parc Animalier, se faisant témoins de l'Histoire, vous
invite dans notre passé très lointain. |
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Grotte
de Marsoulas (Haute-Garonne) 15 000 ans
Dans l'art préhistorique, les signes, très diversifiés,
apparaissent plus souvent que les représentations humaines
ou animales.
André Leroi-Gourhan est le premier à leur donner
la même importance.
Ce signe, que l'on nomme souvent "motif ramifié"
ou "signe barbelé" est classé dans la
catégorie des symboles masculins. |
Grotte
de Gargas (Hautes-Pyrénées) 27 000 ans
Les représentations humaines sont aussi présentes
dans les grottes ; elles ne concernent souvent qu'une partie
du corps. Ici, les mains représentées en "négatifs"
apparaissent incomplètes ; trois théories sont
proposées : soit l'amputation, soit la maladie ou les
gelures, soit une sorte de langage des signes dont la signification
serait à jamais perdue. |
Grotte
de Niaux (Ariège) Réseau Clastres 13 000 ans
Ce mustélidé, vraisemblablement une belette, est
l'unique représentation dans tout l'art paléolithique.
Fait très rare à l'époque magdalénienne,
elle est représentée grandeur nature. Réalisée
en neuf coups de pinceau précis, elle suggère
le mouvement alors que les représentations environnantes
expriment une certaine rigidité. |
Grotte
du Portel (Ariège) Magdalénien
"Cheval piaffant" appelé communément
"cheval de cirque", originellement représenté
accompagné d'un tout petit cheval rouge très estompé.
Le mouvement, clairement indiqué par la patte avant levée,
n'est pas fréquent dans les représentations magdaléniennes.
La délimitation du pelage ventral en "M" est
une particularité pyrénéenne. |
Grotte
d'Ekain (pays basque espagnol) Magdalénien
"Les deux ours", animaux très rarement représentés
dans l'art pariétal. En effet, selon les travaux de Leroi-Gourhan,
si les chevaux atteignent 30% des représentations et
les bisons légèrement moins, seules 3% sont consacrées
à l'ours.
Ici, le plus gros des deux est acéphale, ce phénomène
souvent constaté, n'a pas trouvé d'explication. |
Grotte
de Bédeilhac (Ariège) Magdalénien
Aujourd'hui, encore, cette représentation demeure énigmatique.
Chez certains, elle évoque une silhouette humaine, très
déformée, acéphale, que les archéologues
ont coutume d'appeler "Marie-Antoinette"; pour d'autres,
plus nombreux, ce serait vraisemblablement un cheval, en l'occurrence
une jument porteuse. |
Grotte
de Niaux (Ariège) Magdalénien final
Représentation intégrale du panneau n°6 du
célèbre "salon noir".
Il comprend huit bisons, deux bouquetins, une encolure de cheval
à peine esquissée.
On peut parler d'une véritable scène composée,
dont l'interprétation varie selon les spécialistes.
Les positions des bisons peuvent évoquer tantôt
un affrontement, tantôt une association ; il pourrait
s'agir également d'une opposition entre mâles et
femelles.
L'attitude de certains de ces animaux inciterait à penser
qu'ils pourraient être morts.
Deux d'entre eux sont marqués de signes barbelés.
Les bouquetins sont également marqués, mais il
s'agit de traits qui pourraient être des sagaies.
Le doublement de la ligne ventrale est une convention de style
que l'on retrouve sur bon nombre de bouquetins dans le Salon
Noir. |
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